Σάββατο 24 Σεπτεμβρίου 2016

L'enfance de nos rêves


Dmitri Shostakovich - Waltz No. 2
Louis rêvait d'être artiste. Quelle idée! Il ne savait même pas ce que cela signifiait au juste. Mais son visage pâle et mélancolique reflétait un monde intérieur d'une qualité rare. Il était d'une beauté immaculée. Sa mère Elise l'adorait. Louis était son fils unique chéri. Comme elle avait perdu son mari quand l'enfant avait à peine deux ans, il était toujours au centre de son attention et veillait à ce que rien ne lui manque.
Tous les matins Elise le réveillait d'une caresse douce et l'enfant ouvrait les yeux en souriantat avec paresse. Mais sa nonchalence disparaissait dès qu'elle mettait de la musique; c'était des airs de valse. Le père de Louis ayant toujours été mélomane, elle pensait que l'influence de la musique serait bénéfique à l'enfant.

Pendant la nuit de son anniversaire de quatorze ans Louis a fait un rêve. Il prenait racine en se transformant en arbre. Ses amis dansaient autour de lui mais lui, il était statique et muet. Sauf ses branches qui s'étaient mis à danser comme pour aider le tronc à se déplacer. La danse des êtres humains autour devenait de plus en plus effrénée tout comme les mouvements de ses branches. Il avait une terrible envie de les joindre. Or malgré ses efforts, il s'enfonçait de plus en plus. Il était en train de mourir.












Louis s'est réveillé couvert de sueur en pleine nuit. Quelque chose avait changé en lui à jamais. L'idée de la mort a commencé à le hanter. Il a pensé à son père qui était mort avant même que l'enfant ne fasse ses premiers pas. Il ne pouvait plus se souvenir de son visage, il gardait une image assez vague de son allure. C'était sa mère qui prenait toute la place. Elle prenait soin de lui mais en réalité, elle l'étouffait. Elle s'accrochait à lui et l'enfant devenant adolescent au lieu de s'élancer se rapetissait. Le petit prince se transormait en vilain petit canard! Comment l'amour maternel peut faire des ravages!
Peu de temps après, Louis sortait de l'école et au lieu de rentrer directement à la maison comme il était censé, il a décidé de marcher comme pour s'égarer. Chemin faisant il a entendu une mélodie au loin. Il s'est concentré pour comprendre d'où elle venait. Quelques instants après il se retrouvait devant une école de danse. Fasciné il s'est mis à regarder les danseurs à travers les baies vitrées. Pour un instant il a cru reconnaître la mélodie; c'était celle de son rêve. Il était tétanisé. N'était-il pas en train de le revivre?
Il avait la clé de son cauchemar. Louis avait bien un corps qui mourait d'aller s'unir aux danseurs. Voilà son univers, voilà en quoi se cristallisait maintenant son envie de devenir artiste qui persistait depuis sa petite enfance. Pas de barrières, plus de tergiversations. C'était le moment, franchir le seuil de l'école. Il a fermé les yeux, la musique le portait. Il a entendu la voix de son père: "Va! Rien n'est parfait dans ce monde, mais il y a une harmonie tangible. Va danser! C'est ta destinée."

























Παρασκευή 16 Σεπτεμβρίου 2016

Le maître 

Le chat regarde à droite et à gauche. Puis, il fixe son regard sur un point. Qu’est-ce qui attire son attention ? Je ne peux pas vraiment deviner. Il ferme les yeux. Il les rouvre. Pour quelques instants il hésite, va-t-il s’endormir ? Il somnole. Je l’appelle, il me regarde en bougeant sa queue. Et hop, il trouve une position encore plus confortable, il referme les yeux. Il a l’air tranquille. La voix énervante de mon voisin ne le gêne pas. Est-ce qu’il sait que je l’observe ? Que j’écris sur lui ? Pour ce dernier sûrement pas. Il vient de se lever, il va vers la porte-fenêtre. C’est lui qui à son tour observe maintenant. Que cherche-t-il au juste ? Comment se sent-il ? Qu’est-ce qui lui ferait plaisir ? Qu’est-ce que je pourrais faire pour lui faire plaisir ? Un oiseau gazouille et cela l’intrigue sûrement. Mon chat aurait besoin d’action, qu’il se passe quelque chose dans sa vie. Or il a sa petite routine qui se confond avec la mienne.


Est-ce que j’ai suffisamment parlé de mon chat ? Je suppose que non. Il a cinq ans, il est beau, enfin je le trouve beau et la plupart des personnes qui le voient me font part de leur admiration : « Il a une belle fourrure, il a de beaux yeux, oh qu’il est mignon ! » Du coup, je me sens fière de lui et par ricochet fière de moi ! Comme si c’était à moi qu’il devait sa beauté de féline. J’essaie d’entretenir sa santé et son bien-être en le nourrissant et en le cajolant. A chaque fois que je le prends dans mes bras j’y pense. Je me dis que les caresses l’aideront à vivre longtemps. Je fais des calculs concernant nos âges. Quand il aura 15 ans, moi j’en aurai 48. Comment seront-nous dans dix ans ?  Vivra-t-on dans le même appartement ? Aurai-je toujours le même travail ? Serai-je toujours célibataire ? Fera-t-il autant de bêtises ? Et le monde autour sera-t-il le même ?

Le chat et moi, on forme une espèce de famille ou de couple. Ma nièce en a pris conscience et quand elle me voit, elle me demande comment il va. « Maria et moi, on aime Piko », a-t-elle déclaré récemment pendant que l’on se mettait à table en famille. Elle en a de la perception ma petite nièce. Elle éprouve beaucoup de sentiments et mon chat en est concerné. Lui et ma nièce sont les membres les plus jeunes de la famille. Y en aura-t-il d’autres encore ? Je l’espère sincèrement. Je suis bien contente que Zoé pense à mon chat, qu’elle parle de lui en son absence. Mais j’aimerais aussi qu’un jour elle puisse rencontrer son petit cousin avec qui elle pourrait s’engager à une conversation ou qu’elle dise « Maria et moi, on aime le petit Nicolas », ceci étant si un jour j’ai un fils qui s’appellera Nicolas. Elle pourra alors le prendre par la main et jouer avec lui, comme maintenant je fais avec elle. Ce sera dans une lignée de transmission, d’héritage. Mais une sorte d’héritage qui ne soit pas lourd mais, au contraire, agréable et fort. Un héritage riche et léger à la fois comme le jeu d’un enfant. Le chat les regardera tous les deux, veillera sur eux, miaulera avec sagesse et compréhension.  Son pelage sera toujours comme de la soie, ses yeux brilleront de satisfaction et d’expérience. Ce sera un chat content de la vie et sans regret. Comme un maître bien sage qui malgré les difficultés a su persévérer et garder espoir.

















Le chat est sur mon bureau juste à côté de moi. Il s’endort au son des touches que je suis en train de taper pour écrire. Sait-il que je me réfère à son avenir de vieillard ? Il ne se sent pas concerné, il est tranquille, il vit dans le présent. Mes angoisses, mes rêves ne l’atteignent pas. Il se sent en sécurité ici auprès de moi. Il me transmet cette émotion alors qu’on n’a pas le même état d’esprit. Je lui dois de la reconnaissance. C’est un maître. Il m’enseigne, « Ce n’est pas grave si ton voisin crie fort, ce n’est pas grave si l’appartement est petit, ce n’est pas grave si je ne peux pas attraper l’oiseau qui gazouille au loin. L’important, c’est l’ici et le présent. » 







Τρίτη 13 Σεπτεμβρίου 2016

Les petits riens qui font plaisir
Le chlore de la piscine
Les coiffeuses au soleil, Robert Doisneau


















  •  Zozoter
  • Boire du café
  • Le vin pétillant
  • Les regards pétillants
  • Le vernis à ongles et le rouge à lèvres
  • Ecouter des bandes originales de films en boucle
  • Humer le chlore de la piscine
  • Passer un coup de pinceau sur un mur qui en a bien besoin
  • Ecrire sur une page vierge
  • Faire des sourires à ma nièce de trois ans
  • Les petites salles de cinéma d’art et essai
  • Vider un cendrier et bien le nettoyer
  • Dire « coucou »
  • Entendre dire « chouette »
  • Mettre du parfum
  • Me faire masser
  • Acheter des pailles en couleur que je n’utiliserais peut-être jamais
  • Le premier bain de mer de l’été
  • Le dernier cours avant les examens
  • Appuyer sur le bouton de l’ascenseur et s’apercevoir qu’il est déjà là
  • Porter des écharpes et des bagues
  • Parler de mes conquêtes amoureuses

Je suis la reine des petits plaisirs éphémères. Parfois je pense que je ne vis que pour cela. Les beaux objets, les belles couleurs, les parfums qui éveillent des sensations et d’agréables souvenirs. Mes cinq sens sont à l’affût des plaisirs. Suis-je une personne superficielle ? Mais non ! Juste sensuelle. Mettons les choses au clair. Soyons précis pour une fois.

J’ai dressé un court inventaire de tous ces petits riens qui mettent du baume sur le train-train quotidien. Oh, quel mot affreux. Oui, il est horrible parfois, il est lent, ennuyeux, dur, gris, pâteux. Et que faut-il faire pour y faire face ? Eh bien, inventer et se réinventer. Place aux plaisirs. Ne perdons pas espoir. Allez !



















Il y a ma petite nièce et son sourire de trois ans. J’aime bien lui sourire et surtout le moment où elle me rend ce sourire. J’aime sa petite voix et surtout quand elle répète les mots que je lui apprends, qui ne sont que mes propres inventions. J’adore ensuite me représenter à l’infini tous les câlins qu’elle m’a faits lors de notre dernière rencontre.
Ce n’est pas pour dire que la relation avec ma nièce est une banalité. Loin de là ! C’est en revanche un lien fort que je suis en train de tisser avec elle. Et ce lien se renforce et se personnalise grâce à ces petites banalités exquises.

En fait, j’écris ce texte pour faire l’éloge des choses futiles en apparence mais qui sont en réalité l’épice de la vie.




Pourquoi est-ce que le chlore de la piscine me rend gaie ? C’est peut-être parce que ça me fait penser à la propreté, à mon enfance et à ma maman. Quand tout était propre, correct, insouciant, sans faille. Le clore me renvoie à une surface lisse. C’est comme une page vierge sur laquelle on peut recommencer en partant à zéro.
Quel est le rapport, vous me direz, entre le sourire de ma nièce et une page vierge ? Aucun rapport, je vous dirai, et bien des rapports. C’est comme un vin pétillant. Ou une bougie qu’on allume. Ou une théière chaude et la première gorgée de thé aux épices et aux agrumes. Ou c’est comme quand je prends ma douche matinale et je me peigne les cheveux… Un nouveau jour éclot.
La banalité des petits plaisirs n’est pas un luxe. C’est ce qui nous rend humains. Nous sommes tous des êtres humains avides de rêve et de magie. Et quand je pense à tous ces petits bonheurs, je peux croire que tout est possible. La volupté, les caresses, les nids douillets me rassurent quand je broie du noir. C’est le petit nuage léger de l’enfance et de l’innocence. C’est se laisser aller en pensant que tout est inoffensif.















Quand je mange de la chantilly, c’est comme si je me baignais dans des vagues enneigées. Oui, le bonheur est à la portée de la main.








Πέμπτη 12 Ιουνίου 2014

Casse-tête chinois de Cédric Klapisch, 2013

La vie pour la plupart des gens, c'est d'aller d'un point A à un point B. Moi, ce n'est pas comme ça ... Pourquoi ça ressemble à ça ma vie?

Xavier a maintenant 40 ans. On le retrouve avec Wendy, Isabelle et Martine quinze ans après "L’Auberge Espagnole" et dix ans après "Les Poupées russes".
Sa vie ne s’est pas forcément rangée et tout semble même devenir de plus en plus compliqué. Désormais père de deux enfants, son virus du voyage l’entraîne cette fois à New York, au beau milieu de Chinatown. Dans un joyeux bordel, Xavier cherche sa place en tant que fils, en tant que père… en tant qu’homme en fait!
Séparation. Famille recomposée. Homoparentalité. Immigration. Travail clandestin. Mondialisation. La vie de Xavier tient résolument du casse-tête chinois ! Cette vie à l’instar de New York et de l’époque actuelle, à défaut d’être cohérente et calme vient en tout cas nourrir sa plume d’écrivain…



Pour voir la bande-annonce cliquez ici.
Pour écouter la bande originale cliquez  ici.

La boucle est bouclée ... enfin ... pour Xavier...
Quel bonheur ce film et ... une petite tristesse de savoir que c'est le dernier volet de la trilogie qui a démarré avec l'aventure Erasmus.
Parce que Cédric Klapisch en racontant la vie de Xavier, il raconte un peu ma vie, notre vie, la vie d'une génération.





Barcelone - Londres - New York.





Les personnages ont grandi. Est-ce qu'ils ont pour autant mûri? En tout cas, ils cherchent toujours le bonheur et aussi où poser leurs valises. Des bagages, ils en ont pas mal. Des repères aussi et surtout des amitiés, des amours et du coup beaucoup d'enfants.



Xavier Erasmus, Xavier écrivain, Xavier papa, Xavier, l'éternel voyageur.

Xavier en vrac, Xavier amoureux, Xavier perplexe, Xavier dans la merde.

Ce film bouge et nous fait bouger aussi! Il nous touche, nous émerveille et nous rappelle aussi le passé qui est toujours présent. Le réalisateur nous fait de petits clins d'oeil en nous faisant penser aux deux premiers d'une façon drôle et amusante.



Parce que Xavier a été marqué par son année Erasmus, ses expériences et ses rencontres.

Il n'a pas oublié de parler l'espagnol et il n'a pas arrêté de faire des recherches pour trouver un appart, cette fois-ci à New York.
Il en a fait du chemin, notre pote, de Paris, à Barcelone, de Barcelone à Paris, de Paris à Londres, de Londres à Saint-Petersbourg ... Et là, dans la megalopole américaine. Il en bave mais en profite aussi. Et finalement, malgré ses moments de néant, il reste plutôt optimiste.

















C'est un film qui montre qu'à n'importe quel moment on peut même recommencer (presque) à zéro. Il suffit de laisser faire la vie et ... les amitiés et les amours bien évidemment.












"Xavier, you need a combination of all three of us", lui dit Wendy.

Cédric Klapisch raconte ici.

Pour voir les interviews du réalisateur et des acteurs, cliquez ici.












Le réalisateur avec ses acteurs, une équipe soudée depuis le temps.

En tout cas, tu vas nous manquer Xavier! Rendez-vous à dans dix ans ... peut-être.
Hasta la vista, amigo!

Σάββατο 7 Ιουνίου 2014

Un trésor cinématographique.

Le voyage dans la lune, de Georges Méliès











Date de sortie : 1 septembre 1902, six ans après l’invention du cinéma
Réalisé par Georges Méliès
Genre : aventure, fantastique, science fiction
Durée : 16 minutes
Nationalité : français





Le Voyage dans la Lune est un film de science-fiction français écrit, produit et réalisé par Georges Méliès d'après les œuvres De la Terre à la Lune de Jules Verne (1865) et Les Premiers Hommes dans la Lune de H. G. Wells (The First Men in the Moon, 1901).

Pour voir le film restauré cliquez ici.

Synopsis
Lors d'un colloque d'astronomie, le professeur Barbenfouillis crée l'événement en faisant part à l'assemblée de son projet de voyage sur la lune. Il organise ensuite la visite à ses confrères de l'atelier où l'obus spatial est en chantier. Il sera propulsé en direction de la lune au moyen d'un canon géant. Le lancement réussit. Les six spationautes embarqués découvrent l'environnement lunaire et sa population autochtone.


Histoire
L'historien du cinéma Georges Sadoul note que « le succès du Voyage dans la Lune marqua le triomphe de la mise en scène sur le "plein air" lumérien. ».
Le succès triomphal, aussi bien en France qu'aux États-Unis, consacra en effet dès 1902 la préférence du public de cinéma pour la fiction, par rapport aux "vues animées" des frères Lumière, qui faisaient la part belle à ce qui plus tard sera appelé le documentaire.












Le burlesque
Cette féerie baroque donne dans le registre burlesque. Au cours du premier tableau (ainsi que Méliès nomme ses prises de vues), les scientifiques sont affublés de chapeaux pointus et de robes étoilées qui évoquent les personnages de Nostradamus ou de Merlin l'Enchanteur. La caution scientifique est simplement balayée, faisant place à une fantaisie débridée. Sur la rampe de lancement, des jeunes filles légèrement vêtues dansent et, en fanfare, allument la mèche du canon qui va propulser la fusée dans l'œil de la Lune. Quant à l'arrivée sur la lune, c'est une débauche de découvertes, toutes plus extravagantes les unes que les autres jusqu'à l'entrée en lice des Sélénites, habitants de la lune, que les scientifiques combattent plutôt efficacement à coups de… parapluies.














Des figures fantaisistes
« Méliès réussit à son tour un effet d’ellipse temporelle dans Le Voyage dans la Lune, qu’il résout par un subterfuge scénique. Il s’agit de montrer la première nuit des savants astronautes sur la Lune, qui se couchent sous des couvertures et s’endorment. Pour raccourcir le temps de leur sommeil, Méliès fait intervenir différents phénomènes cosmiques. Une grosse comète passe en roulant dans le ciel lunaire, puis la Grande Ourse s’illumine, chaque étoile est ornée en son centre d’un visage féminin, souriant comme les anges des étoiles de sapins de Noël. Apparaissent encore des figures fantaisistes dans le style nouille de la statuaire de l’Art nouveau, au centre une jeune femme en tunique légère, assise sur un croissant de lune, à gauche deux jeunes femmes dont l’une brandit au-dessus de sa tête une grosse étoile, un peu à la manière de La Liberté éclairant le monde de Bartholdi . »


Le travail de restauration
En 2010, Lobster Films, la Fondation Groupama Gan pour le cinéma et la Fondation Technicolor pour le patrimoine du cinéma engagent ensemble une restauration très coûteuse, environ 400 000 euros.
Georges Méliès avait colorié une version à la main. Longtemps donnée pour perdue, la bobine très endommagée a été retrouvée à Barcelone en 1993.
Près d'un an de travail fut nécessaire pour ré-assembler les fragments des 13 375 images du film de 1902 et les restaurer une à une, comme le permettent les avancées du numérique aujourd'hui. Une copie noir et blanc nitrate originale appartenant à la famille Méliès et un contretype nitrate appartenant au CNC (Centre National du Cinéma) ont été utilisés pour cette restauration. La numérisation de ces deux éléments a été réalisée aux Archives françaises du film.





Cette version colorisée restaurée est présentée pour la première fois en ouverture de la 64e édition du festival de Cannes, le 11 mai 2011. À l'époque de la sortie du film, les projections étaient toujours accompagnées d'un musicien sur scène qui jouait des airs « à la mode ». En 2011, c'est une bande-son originale, composée par le groupe Air, qui met en valeur ce film muet retrouvé.

Pour regarder le documentaire sur le travail de restauration, cliquez ici.





Interview
Le réalisateur Serge Bromberg nous parle de la restauration du film muet de Méliès, "Le Voyage dans la Lune". Le film ressort en copie restaurée 110 ans après sa réalisation! !

Pour voir l'interview, cliquez  ici.

Propos de Serge Bromberg:
« A l’époque, on tourne en noir et blanc. Mais Méliès a eu l’initiative de faire colorier image par image au pinceau certaines copies du Voyage dans la lune. Cela dure des semaines, ça coûte des fortunes ! En réalité il n’y avait que trois copies nitrate de l’époque, qui étaient des copies en noir et blanc. Mais plus aucune copie du film en couleur ne subsistait.
En 1993 un donateur anonyme dépose à la Cinémathèque de Catalogne à Barcelone plus d’une centaine de boîtes et à l’intérieur de ces boîtes-là il y en a une du Voyage dans la lune qui est en couleur. Donc c’est une découverte absolument extraordinaire. Néanmoins, il y a un inconvénient concernant la pellicule utilisée : elle est totalement décomposée et pétrifiée, comme une sorte de bloc de bois. Le processus chimique de décomposition s’est achevé. On a un film qui probablement devait être extraordinaire mais on ne peut pas le voir vu l’état dans lequel se trouve la pellicule. Alors le directeur de la Cinémathèque de Barcelone essaie de trouver des laboratoires et des stratégies mais il n’y arrive pas.













Du coup, en 1999 convaincu que le film n’avait aucun espoir d’être restauré, il fait un échange avec nous, la société de production Lobster films. Il nous donne ce film et en échange il obtient le film d’un grand réalisateur Catalan. A Lobster films les responsables s’obstinent de restaurer la pellicule du Voyage dans la lune. Nous voulons extraire quelques images de cette masse de matière : nous accélérons la décomposition pour ramollir le film et dans cette étape de décomposition il y a un moment où très probablement le film va se retrouver tout mou, va se décoller et là on pourra peut-être extraire quelques morceaux d’images. Et ce processus va durer 2 ans. A chaque fois qu’un morceau se détache, on prend une photo et la met dans un ordinateur. Mais ces morceaux sont dans un état pitoyable. Il n’empêche qu’enfin 80% du film est là !










Donc, au bout de 8 ans, en 2010 je vais voir la Fondation Groupama Gan pour le cinéma et la Fondation Technicolor et à trois nous décidons d’engager un partenariat qui a pour objet d’essayer de restaurer le film si c’est possible et ensuite de le redonner au monde. Nous allons voir la famille Méliès, la petite-fille de Georges Méliès qui nous confie une copie en noir et blanc mais de bonne qualité. On va voir le CNC (Centre National du Film), les Archives du film qui vont nous donner d’autres éléments en noir et blanc.













En gros, toutes les fées sont autour du berceau, tous les éléments sont mis sur un disque dur et tout cela part au laboratoire technicolor aux Etats- Unis où ils ont la surface technologique pour gérer ces images et essayer de leur redonner vie. Il y a six personnes qui vont travailler en permanence sur cette restauration pendant huit mois et aujourd’hui le film n’est pas comme neuf mais il est là magnifique, poétique, éblouissant. Il ne nous restait plus que lui donner la voix, trouver la musique, le groupe qui serait le passeport entre 2011 et 1902. Ce groupe, ç’a été Air et le résultat de ce cocktail est étonnant.
Le film va ouvrir le Festival de cinéma de 2011. »















La magie est éternelle!


Δευτέρα 3 Φεβρουαρίου 2014

Sidaction, Ensemble contre le Sida




https://www.sidaction.org/ewb_pages/d/decouvrir_sidaction.php

Sidaction a été créée dans l'urgence pour répondre à l'urgence. De l'épidémie de sida qui progressait dans une grande indifférence, de sa virulence meurtrière et du manque de moyens pour organiser la lutte. En 1994, nous ne savions rien de l'avenir ! Or Sidaction a réussi à s'inscrire dans la durée. En restant un opérateur de collecte de fonds important, mais surtout en devenant un acteur central de la lutte contre le sida, en France et dans les pays en développement.

Ce chemin parcouru est déjà une belle réussite. L'expertise de Sidaction, son lien permanent avec le terrain, son exigence d'efficacité et sa rigueur dans la gestion des programmes lui ont valu d'être reconnue d'utilité publique. Mais ce chemin témoigne par-dessus tout de la pertinence des principes fondateurs qui ont toujours guidé son développement. Trois grands principes qui ont toujours placé les malades au cœur de notre action :
Rassembler
Agir sur tous les fronts
Répondre aux besoins urgents du terrain




Y a pas un homme qui soit né pour ça
chanson: Florent Pagny, Calogero et Pascal Obispo

Le jour n'est pas levé mais ça ne change rien
Les murs sont condamnés à ne voir aucun matin
Y a qu'une lumière filasse sur le froid du carrelage
Et la peur qui vous glace, vous tasse et vous ravage

Refrain
Quand ça arrive
Quand on y est
Alors on sait
Il n'y a pas un homme qui soit né pour ça
Il n'y a pas un homme qui soit né pour ça
Il n'y a pas un homme, y a pas un homme
Qui soit né pour ça

Des cris dans le couloir, le visage dans les mains
On compte l'éternité d'avoir les mêmes lendemains
On se sent seul et sale à bout de tout courage
Comme au fond d'une cale quand on sait le naufrage

Refrain

La nuit n'est pas levée mais ça ne change rien
La vie est condamnée à n'espérer plus rien
Et ces jours que l'on raye
Ou qu'on décide pour vous
Est-ce qu'on en sort pareil
Ou plus sage ou plus fou
Ou plus sage ou plus fou
Ou plus sage ou plus fou
Ou plus sage ou plus fou

Refrain

Si tu n'étais pas là ...

Ecoutez la chanson et complétez avec le type convenable du verbe entre parenthèses:

Fréhel, 1934


Bande originale du film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain »,
2001 Jean-Pierre Jeunet

Refrain
Si tu n'………………. (être) pas là
Comment …………………..- je vivre ? (pouvoir)
Je ne ……………………. pas (connaître)
Ce bonheur qui m'enivre
Quand je suis dans tes bras
Mon coeur joyeux se livre
Comment ………………….- je vivre (pouvoir)
Si tu n'……………….. (être) pas là ?

J'ai parfois malgré moi
Des craintes folles
Même un soir sans te voir
Je me désole
Tu reviens et soudain
Plus de tristesse
Car tu sais l'effacer
D'une caresse

Refrain

Les projets que je fais
Presque sans trêve
Les beaux soirs où l'espoir
Berce mon rêve
Nos tourments bien charmants
Bien loin du monde
C'est à toi que je dois
Ces joies profondes






L'expression de l'hypothèse:
Si + Imparfait
L’hypothèse est située dans le présent ou le futur et est peu probable ou irréelle / non réalisable.

La conséquence est exprimée au Conditionnel Présent. 
L’action envisagée est considérée comme une éventualité tout en ayant peu de chances de se réaliser  / l’action envisagée ne pourra pas se réaliser puisque l’action hypothétique est irréalisable.

Exemples
-Si j’allais à Tokyo cet été, j’apprendrais le japonais.
-Si je pouvais, j’habiterais sur une île !
-Si vous toussiez encore demain, il faudrait consulter un spécialiste.
-Si Internet n’existait pas, que ferions-nous ?




Entrainez-vous
- Si tu lisais plus souvent les journaux, tu (être) …………… plus au courant de ce qui se passe dans le monde.
Si elle (se coiffer) …………….. différemment, elle paraîtrait plus jeune.
Tu ne crois pas que tu (avoir) ……………. moins de mal à te lever le matin, si tu te couchais un peu plus tôt ?